Cédric Mégissier : « Uhlan du Val est mieux qu’avant le Prix de Bretagne »

Uhlan du Val a remporté la première course qualificative au Grand Prix de l’Amérique, le prix de Bretagne, le 16 novembre dernier. Le hongre de 6 ans de la famille Mégissier a ainsi offert à son entourage le droit de rêver. Dimanche, Cédric Mégissier sera au sulky d’Uhlan du Val. Le rêve continue.

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Comment Uhlan du Val est-il arrivé dans vos boxes ?

C’est mon père qui l’a acheté aux ventes de yearling à Caen. Rapide Lebel venait de quitter notre écurie, il fallait trouver un successeur. Uhlan lui a tapé dans l’œil avec son physique imposant. Il dégageait quelque chose.  Dès le début, il a montré à l’entraînement qu’il a avait du potentiel.

Quand avez-vous commencé à croire en ses qualités?

Lors de ses 4 ans, quand il a commencé à affronter l’élite. Il avait réalisé de bons chronos sur 2700 mètres. Avant sa course dans le prix de Bretagne, on y croyait sans plus. On savait que l’on montait de niveau et que ça allait être plus dur.

Le jour du Prix de Bretagne, vous avez failli ne pas arriver à temps à Vincennes, n’est-ce pas ?

Oui nous avons été bloqués sur la route à cause d’une manifestation de routiers. Un instant, nous avons que nous n’arriverions pas à temps. Après cette frayeur, Uhlan nous a donné d’autres sensations. Remporté une course qualificative est extraordinaire. Je ne réalise pas trop encore…

Depuis Uhlan du Val est deuxième du prix de Bourgogne (groupe II) et 4ème le 12 janvier dernier. Dans quel état de forme est-il ?

Il va bien. Il a très bien encaissé sa dernière course et a bien retravaillé à l’entraînement. Je le trouve plus affûté qu’avant sa victoire dans le prix de Bretagne. Mais bon, ce sera le cas de tous ses autres concurrents.

Qu’est-ce qui vous fait peur pour le jour J ?

C’est qu’il ait un mauvais parcours et qu’il ne puisse pas s’exprimer. Sinon, on verra dimanche. On n’a pas trop de pression. Je ne pense pas qu’il ait le niveau de Ready Cash, mais si on n’essaie pas, on ne le saura pas !

Que représente votre participation au Grand Prix d’Amérique ?

C’est une fierté d’amener un cheval à ce niveau là. On travaille tous pour ça, c’est donc valorisant quand on y arrive. L’ambiance, les médias et tout ce qu’il y a autour de cette course vont me surprendre. Mais une fois sur la ligne de départ, ce sera comme d’habitude.

Depuis quand êtes-vous installé ?

Je suis entraîneur depuis six ans, en Normandie. J’ai eu l’opportunité de me porter acquéreur d’un cheval avec un ami. J’ai décidé de franchir le pas et de l’entraîner moi-même. Dès le début de ma carrière, j’ai connu de la réussite. Aujourd’hui j’ai plus d’une quinzaine de chevaux à l’entraînement.

Quelqu’un de votre entourage n’est pas étranger à cette réussite, n’est-ce pas ?

Non, mon père n’y est pas étranger. C’est lui qui m’a donné le goût du métier, j’ai d’ailleurs repris la suite de son écurie, il y a deux ans. J’ai pu profiter de ses installations. Mais il fait encore partie de l’écurie car il est toujours très actif. Dimanche, il fera aussi partie du voyage pour Vincennes !

Propos recueillis par Marion Dubois

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