Clément Cadel : « Je suis plus stable dans ma carrière »

Clément Cadel

Clément Cadel

Le jeune homme du sud-ouest, 21 ans, signe une belle année 2013. Avec 28 succès à la clé, Clément Cadel termine sa saison avec satisfaction et ambition.

D’où tenez-vous votre passion pour les courses hippiques ?

Mon grand-père était éleveur et entraîneur de chevaux à La Teste et mon père est transporteur à la Société des Transports Hippique (STH). J’ai toujours été attiré par les chevaux, j’ai donc fait mes débuts dans un poney club. Même si mon père m’avait déjà mis en selle sur un cheval de chasse à courre réformé. Je faisais canter avec, dans les champs, à 10 ans.

Comment êtes-vous devenu jockey ?

J’ai commencé à monter à l’entraînement chez Didier Soubagné, à La Teste, avec mon papa. Puis, à 14 ans, je suis rentré à l’AFASEC à Chantilly. J’ai toujours voulu être jockey, notamment à Paris. J’étais attiré par les écuries prestigieuses. Je suis donc entré au service d’André Fabre. J’ai gagné quelques courses pour lui mais très vite, j’ai eu des problèmes de poids. Je montais moins, alors j’ai décidé de revenir dans le Sud-Ouest.

Est-ce qu’il s’agissait d’une désillusion de ne pas avoir réussi à percer à Paris ?

Oui un peu. Mais avec du recul, je me rends compte que je voulais tout avoir d’un coup. Mais j’ai pris conscience que cela n’était pas possible. Il faut savoir être patient et la chance finit par arriver pour soi, aussi. Après mon apprentissage, je suis donc entré au service de François Rohaut où je suis resté un an. J’ai gagné quatre courses pendant cette expérience, j’ai donc décidé de retourner à Paris, chez André Fabre.

Comment s’est passée cette nouvelle tentative ?

Très mal. Lors de ma première monte depuis mon retour, je me suis cassé le poignet. Je suis donc revenu chez moi, dans le Sud-Ouest, et j’ai fait une croix sur Paris.  Je suis arrivé chez Jean-Claude Rouget, mais c’était difficile de trouver ma place, car il avait déjà deux jockeys à décharge. Puis, Frédéric Sanchez m’a fait confiance au cours du meeting dernier à Pau. J’ai remporté une course, cela m’a permis de me mettre en valeur et de prouver à d’autres entraîneurs qu’ils pouvaient faire appel à mes services.

Pourquoi votre carrière a réellement décollé cette année ?

Pour deux raisons. La première, c’est d’avoir intégré l’équipe de Charles Gourdain qui me fait confiance et la deuxième, c’est de m’être rapproché d’un agent : Jonathan Daussy. Charles Gourdain cherchait un jockey à décharge et m’a contacté. Il tient sa promesse en me faisant monter. L’ambiance à l’écurie est bonne, grâce à l’écoute qu’il peut faire auprès de son équipe

Quel bilan tirez-vous de cette saison ?

Je pense être plus stable dans ma carrière, plus mature et moins impulsif dans mes décisions. J’ai revu mes ambitions à la baisse mais sans regret, car ma vie est plus saine dans le Sud-Ouest. Mon père et David Morrisson m’encadrent très bien. Je rêve désormais de perdre ma décharge et faire aussi bien en 2014 que cette année.

Marion Dubois

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