Gaëtan Olivier et Quart Monde ne font qu’un

Depuis quelques années Gaëtan Olivier, 37 ans, est sur le devant de la scène après avoir connu des moments d’ombre et de doutes. A l’image de son cheval de coeur, Quart Monde, le jockey de François Nicolle sait toujours revenir et s’imposer. 

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Gaetan Olivier et Quart Monde ont réalisé le doublé prix Montgomery et Président de la République. (crédit photo : DR)

D’où tenez-vous votre passion?

Je suis originaire de Nantes alors c’est grâce aux courses de poneys que j’ai découvert la compétition. Je suis entré en apprentissage chez Jean Dasque puis chez Gérard Margogne. Le contact avec le cheval et l’intensité de la compétition m’ont tout de suite plu.  Mais je n’étais pas doué, je ne sortais pas du lot parmi tous les autres apprentis. J’ai dû travailler dur pour en arriver là.

 Pourquoi avoir choisi la discipline de l’obstacle?

Au vu de mon poids et de ma taille, c’est la seule solution qui s’offrait à moi pour rester en contact avec le milieu. Il a fallu me trouver une écurie qui puisse me former à l’obstacle. J’ai commencé chez de petits entraîneurs avant d’entrer au service de François Nicolle en 1997. J’y suis resté deux ans, le temps de perdre ma décharge.

Puis vous avez connu différents entraîneurs avant de rentrer au service de Guillaume Macaire. Que retenez-vous de cette période?

J’ai connu un deuxième apprentissage ! J’ai beaucoup appris pendant les six années où je suis resté dans son écurie. J’ai eu la chance d’avoir sa confiance notamment avec un cheval qui m’a marqué : l’As de Pembo. Grâce à lui j’ai remporté 14 courses d’affilée dont le Grand Course de Haies de Merano, en Italie.

Puis en 2007, vous décidez de partir et vous connaissez alors une période plus creuse, n’est-ce pas?

C’est toujours difficile après être passé chez Guillaume Macaire. Mais j’avais l’impression de ne plus évoluer donc je suis reste pendant un an chez Jacques Ortet, avant d’entrer comme 1er jockey chez Jean-Pierre Totain, je suis quand même resté 3 ans, en réalisant le meilleur de ma saison pendant le meeting hivernal de Pau. La vraie période de doute s’est installée fin 2010.

Expliquez-nous…

Je suis devenu jockey libre et montais moins. J’ai pris du recul par rapport à ma situation et me suis posé beaucoup de questions. Puis un coup de téléphone de François Nicolle a relancé ma carrière.

Comment avez-vous réagi lorsqu’il vous a rappelé?

C’était un choix difficile. Il est basé à côté de Royan et moi j’étais installé à Pau. Donc nous sommes tombés d’accord pour que je ne vienne à l’entraînement que trois jours par semaine. J’ai signé un contrat de 3 mois pour débuter et aujourd’hui j’y suis encore, en faisant 100 000 kilomètres par an.

Et durant cette période, vous avez rencontré un certain Quart Monde, n’est-ce pas?

Oui, François Nicolle m’en avait parlé avant que j’arrive chez lui. Il m’avait dit «j’ai un bon cheval de cross, tu verras c’est un super sauteur». Puis, Quart Monde a couru le prix de France à Auteuil, réservé aux amateurs. Quand je l’ai vu gagner je me suis dit que je ne le monterais jamais !

Et finalement vous avez connu de bons moments avec lui?

Oui avec lui vaut mieux retenir les bons que les mauvais ! Mes meilleurs souvenirs sont nos victoires dans le prix du Président de la République et le Montgomery (groupe III). Mais parfois les déceptions arrivent avec Quart Monde, comme notre chute dans le Grand Steeple-Chase de Paris. Néanmoins c’est le cheval qui me fait le moins douter.

Dimanche dernier vous vous classez 2ème d’une courte encolure de Saint-Palois. Qu’avez-vous ressenti?

J’ai eu un double sentiment. J’étais à la fois heureux d’avoir retrouvé mon cheval en forme et d’un autre côté, j’étais vexé d’être battu de si peu. A mi-ligne droite je pensais gagner car lorsque je lui ai mis une première claque il a bien réagit mais à 50 mètres du poteau, il s’est fait prendre l’avantage, Saint-Palois était supérieur.

Comment voyez-vous la suite avec Quart Monde?

Je croise les doigts pour le prix de la Haye Jousselin (groupe I). Désormais je sais qu’il a la pointure pour affronter ces chevaux et ce seront sensiblement les mêmes dans ce groupe I. Il ne faut pas que le terrain soit trop lourd, pour qu’il puisse bien prendre ses appuis.

Et vous comment voyez-vous la suite de votre carrière?

Comme quand j’avais 30 ans ! Je vais de course en course et ne réalise aucun projet de reconversion. On ne peut pas s’arrêter comme ça, la compétition nous guide. Et en montant de belles courses comme Quart Monde me le permet, le rêve continue.

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