Matthias Lauron remporte sa deuxième listed mais son premier Quinté

Talentueux, Brillant, prometteur… Les superlatifs au sujet de l’apprenti de Thierry Lemer pleuvent. Le jeune homme de 18 ans garde la tête froide. Il a remporté lundi 23 septembre à Craon, l’épreuve support du quinté avec So Long Malpic. 

Le jeune jockey réalise une superbe année.

Le jeune jockey réalise une superbe année.

Vous attendiez-vous à remporter votre premier quinté avec So Long Malpic?

Je savais qu’elle avait le potentiel mais elle devait s’adapter au tracé de la piste de Craon qui est particulière. Je ressens autant de plaisir que lorsque j’ai gagné ma première listed avec Bamiyan. c’était aussi un bon souvenir car il s’agissait de ma première monte sans décharge, en plus dans une listed. Et je la gagne. Je remercie son propriétaire Henri de la Chauvelais qui m’a fait confiance en tant que jeune jockey.

Justement, il s’agit de votre deuxième année de monte et vous accumulez déjà 42 victoires. Vous attendiez-vous à un début de carrière aussi fulgurant?

Non pas du tout ! J’ai la chance d’avoir la confiance de mon patron et de ses propriétaires et malgré mon âge et mon manque d’expérience, ils m’ont rapidement associé à leurs chevaux.

 D’où tenez-vous votre passion? 

L’oncle de mon père était jockey mais je ne l’ai jamais connu. Sans raison, j’ai toujours voulu travailler dans l’élevage, auprès des chevaux. Lors d’un stage en 3è, j’ai découvert l’univers d’une écurie de course chez Thierry Lemer. Cela m’a plu. Lorsque je suis entré à l’AFASEC à Mont-de-Marsan, j’ai demandé à retourner travailler chez cet entraîneur.

Pourquoi?

J’ai tout de suite accroché avec lui. Sa façon de travailler et sa pédagogie m’ont séduit. Il sait très bien enseigner son savoir tout en m’expliquant mes erreurs. Sans me crier dessus. Je peux ainsi m’améliorer. Il m’a tout appris, je lui dois tout.

Qu’est-ce qu’il vous a appris justement?

Au début je me concentrais uniquement sur mon parcours. Je ne pensais pas suffisamment à mon cheval. Aujourd’hui je suis plus à l’écoute. Il m’a aussi appris à faire le tour à pied d’un hippodrome afin de connaître la piste et déjà anticiper où je peux venir pendant la course. Désormais, même à l’hippodrome de La Teste, que je connais par coeur, je le fais.

Votre entourage n’est pas du milieu. Est-ce qu’il vous suit?

Mon père me conduit aux courses aussi bien à Paris qu’en province. C’est une aide précieuse pour moi. Il devient alors spectateur de chacune de mes montes et me donne parfois son avis sur ce qu’il a pu voir des tribunes. Ma mère est coach sportive. Elle me donne surtout des conseils en nutrition.

Comment voyez-vous la suite de votre carrière?

Pour l’heure je suis très bien chez Thierry Lemer. Je suis reconnaissant de tout ce qu’il a pu m’enseigner. Si un jour je dois partir de chez lui, cela ne sera pas sans concertation avec mon entraîneur. Je ne prendrai aucune décision sans lui, je ne veux pas lui manquer de respect. Et puis, je pense être encore trop jeune pour partir…

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