Maxime Guyon : «Qu’est-ce qui me fait peur? Le terrain !»

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En selle sur Flintshire, Maxime Guyon va de nouveau s’aligner au départ de la plus belle course du monde en plat. Il revient sur ses expériences précédentes, sa chance en 2013 avec le gagnant du Grand Prix de Paris et sur la course à la cravache d’or. 

A quelques jours du Jour J, comment vous sentez-vous?

Je suis relax. J’essaye de ne pas trop y penser à vrai dire. Si le terrain est bon je ferai partie des favoris. En revanche, si la météo n’est pas avec moi, mes chances seront plus minces. J’espère également tirer un bon numéro de corde afin de ne pas être trop loin dans le parcours. Néanmoins, Flintshire n’est pas un cheval difficile à monter.

Justement, quel est son caractère?

Il a un super mental. C’est un cheval très détendu aussi bien à l’entraînement qu’en compétition. Monter un cheval qui n’est pas nerveux est un avantage cela facilite ma tâche. Il faut noter que quand il a son terrain, il est capable de fournir une belle pointe de vitesse dans la phase finale.

Êtes-vous déçu de sa 4ème place dans le prix Niel (groupe II)?

Non car encore une fois il n’avait pas son terrain. C’est un paramètre primordial pour lui. La piste doit être ni souple, ni légère mais bonne ! Et le 15 septembre à Longchamp pour le prix Niel ce n’était pas le cas. Les deux fois où il a été battu c’était en terrain souple. Il se classe 4ème mais demeure à une longueur et demi du gagnant.

Quelles sont vos expériences dans cette course mythique?

Je l’ai monté trois fois et malheureusement je n’ai jamais pu me classer à l’arrivée. Car j’étais associé à des chevaux de bon terrain qui n’avaient pas une piste à leur convenance… Comme pour Flintshire, il n’y a qu’une chose qui me fasse peur : le terrain.

Qu’allez-vous faire la veille de la course?

Rien ! Je vais passer une soirée chez moi dans mon canapé, en famille, à regarder la télé. J’aborde cette réunion comme une autre, sans une préparation particulière. Je ne vais pas monter que l’Arc dimanche, donc je ne vais pas avoir le temps de stresser avant l’échéance. De toute façon je ne suis pas d’un naturel anxieux.

Vous avez 24 ans, vous allez être au départ de la plus belle course du monde pour la 4ème fois de votre jeune carrière. Qu’est-ce que cela représente pour vous?

Je ne pensais pas en commençant le métier arriver si haut, si vite. Tout jockey aspire à une grande carrière. J’ai eu la chance de faire mes premiers pas chez André Fabre. Je n’ai connu que sa méthode d’entraînement, je suis aujourd’hui très fier qu’il me fasse autant confiance. L’Arc est un sacre dans une carrière. Tant que je ne l’aurai pas gagné, cette course restera comme un challenge.

Vous accumulez 164 victoires cette saison. Pensez-vous être en mesure d’arracher la cravache d’or à Christophe Soumillon (182 victoires)?

Si je l’ai tant mieux, sinon tant pis ! La cravache d’or n’est pas ma préoccupation première. Je ne me lève pas le matin avec ce seul objectif en tête. Je préfère la qualité à la quantité. Je souhaite une chose. Durer le plus longtemps possible et cela n’est pas le plus facile à faire.

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